20 décembre 2013

Au commencement.

1 mois hier. 1 mois que notre petit garçon est arrivé dans nos vies. 1 mois que l'on n'en croit pas nos yeux, que l'on se réveille chaque matin surpris et émus de le voir dans son petit lit. 

Hier soir, j'ai eu l'impression d'avoir terminé un marathon ayant duré une année. Epuisé mais fier du chemin parcouru. Quelques rides en plus, quelques jointures du corps et de l'âme qui ont un peu souffert au passage mais au final confiant dans le chemin qui s'ouvre devant ce petit bonhomme.

Ça y est, cette "famille pas tout à fait comme les autres" est née ! J'en reste encore abasourdi en l'écrivant !

Mais au fait ... j'ai le sentiment que l'on n'a jamais vraiment expliqué en quoi cette famille était singulière ou alors à demi-mot. Ce sera sans doute le sujet d'un prochain post.

Citron

13 décembre 2013

Nouvelle vie

Tant de jours sans venir ici... Apprentissage de la nouvelle temporalité : celle qui fait filer les journées et ralentir les nuits. Et je comprends alors ce que devenir maman signifie, c'est savoir remettre au lendemain tout ce qui peut attendre. Donc tout. Tout sauf l'essentiel, vivre au rythme de Henri et lui apporter ce dont il a besoin en ce moment : du lait, des câlins et des parents disponibles car reposés. Et pour une Citronnelle habituée à fouler les trottoirs, prendre un café avec des amis ou passer du temps au dessus du clavier ; ce changement ne se fait pas si simplement.
Bien sûr les moments où petit Citron trouve le sommeil, repu, sur le sein de sa maman , les sourires, les yeux grands ouverts sont tellement forts qu'ils subliment tout le reste et me rendent follement heureuse. Alors même si j'ai eu l'impression de faillir à mes engagements et de m'y perdre un peu, je découvre en fait que je ne suis engagée avec rien de plus important que mon bébé. Quitte à revoir mon rapport aux autres. A accepter de lire les autres sur facebook sans rien publier, à laisser ce blog vivre sans moi une grande pose, à voir moins d'amis, à ne toujours pas avoir trouvé le temps d'envoyer quelques mails pour annoncer la naissance de Henri. A la place, je découvre ma nouvelle vie et je sais qu'elle est en devenir, que tout est à imaginer.
Et ce soir, je retrouve avec plaisir mon clavier abandonné depuis plusieurs jours. Mais le vrai bonheur de la soirée sera d'embrasser petit Citron et de respirer son odeur de bébé avant de me coucher.



Toutes les premières fois de Henri cette semaine

- la première sortie : aux urgences pédiatrique pour un vilain panaris déjà guéri aujourd'hui
- la première balade en poussette : seul avec Maman pour une virée dans le quartier et rejoindre notre copine Cécile dans sa chouette maison
- la première longue balade avec Papa Citron et Maman Citronnelle jusqu'au centre ville un dimanche après  midi glacial du mois de décembre
- le premier bistrot lundi pour le café des parents heureux de commencer deux semaines de repos tous les trois ensemble
- le premier restaurant où petit Citron est resté tout sage alors que ses parents savouraient une pizza
- le premier moment au café pour enfants et parents "l'abordage". Un lieu tout près des deux maisons de Papa et Maman et un lieu qu'on retrouvera très vite.
- les premières coliques cette semaine

Toutes ces premières fois en appellent tant d'autres

Maman Citronnelle

28 novembre 2013

"Ça change quoi dans la vie d'un homme de fabriquer un autre homme ou une autre femme ?"

Avoir une oreille qui traîne sur le poste de radio en plein après midi. Et entendre la réponse d'Albin de la Simone dans l'émissions Encore heureux sur France Inter le 27 novembre

Le fait de devenir Papa est déjà le fruit d'un changement. 

Ce qui me motivait c'est de changer le centre de gravité, je n'en pouvais plus, à 40 ans d'être le gravité d'être le centre de ma vie. Parce qu'une fiancée ne doit pas devenir le centre de ma vie, je ne dois pas devenir le centre de la sienne non plus. Alors que pour un enfant, on peut se mettre à graviter autour. 

C'est à la 26 ème minute







Les nouveau mur de la maison
Sous la peinture et les faux plafonds
Notre futur en question
Et cet enfant qui pleure qui mange
Kilos de lait, kilos de langes
Et tout cet amour en échange
Le souvenir de mes vies premières
Troupau de moutons de poussières
Mes gravats de célibatère


J'espère, c'est peu de le dire
J'espère que tout ça va tenir
Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrés
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulés, pas baraqués
Pas balaise

L'amour, l'humour, l'humeur égale
Les deux ampoules sur ton visage
Qui s'illumine quand je pédale
Le poids de mon nom ridicule
De ce fantôme à particule
Qui avance quand je recule

J'espère, c'est peu de le dire
J'espère que tout ça va tenir
Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrés
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien gaulé, pas baraqués
Sur mes épaules, mes épaules, mes épaules
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrées, pas baraqués
Pas gagné

Si ça tiens
Si ça tiens
Si ça tiens
Si ça tiens, tu m'épouses

Pour mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pour mes épaules, mes épaules, mes épaules
Mes épaules, 
Mes épaules, mes épaules, mes épaules
Pas bien carrés, pas baraqués

27 novembre 2013

Garder la ligne du bonheur


Ce soir Papa Citron nous a confectionné un dessert qui réchauffe les cœurs. 
Sa recette : se faire offrir des muffins trop bons  par une chouette fée. En garder un de côté en sachant comment il finirait. Le couper en deux et lui trouver des amis : de la glace parfum crême brûlée la Laitière (ça c'est un clin d’œil à Citronnelle), une pluie de noix de coco et des gouttes de brisures de framboise. Merci Citron. 

Citronnelle

Une semaine



Ce soir à 21h06 tout pile, j'étais dehors. Il y a une semaine, j'entendais la sage femme dire avec une voix heureuse "Henri est né à 21h06". Ou quelque chose comme ça, Papa Citron se rappelle peut être des mots exacts. Moi je me souviens de l’heure énoncée, celle qui ponctuait la fin de la grossesse, de l’accouchement. Mais surtout l'heure du début de ta vie, de notre nouvelle vie, du bonheur qu'on n'imaginait pas encore;

Donc ce soir, besoin de sortir respirer de l'air bien frais, pour la première fois de la journée. Et puis envie de pleurer fort cette émotion des jours qui passent et de sentir de plus en plus le lien qui se crée entre nous. La peur déjà que quelque chose le rompe. L'envie de te regarder, te contempler, te sentir, te bercer. Ces larmes sur le chemin de la balade n'étaient pas tristes mais si intenses. Tout me semble si fragile car tellement beau.

En ce moment tu dors sur mes genoux à défaut de ton lit car c'est encore un peu difficile pour toi de passer la nuit loin de tes parents. Mais de vivre ces moments là ensemble me remplit de bonheur.

Dors bien mon citron chéri, je veille sur toi.

Maman Citronnelle

25 novembre 2013

Welcome home

Voici 3 jours que nous sommes "rentrés à la maison" de Papa, la maison de Maman étant encore en travaux. Quelle émotion d'arriver dans ce lieu avec toi ! Cet endroit que j'ai acheté seul il y a quelques années sans savoir alors que tu serais là aujourd'hui.

Quel joie de voir la maison prendre les couleurs de tes pleurs, de tes petits cris, de tes éternuements, de tes petit pets de mouche et chaque pièce envahie de ta présence (pyjamas, coussin d'allaitement, bavoirs, bonnets, poussette, baignoire ...).

Notre première nuit fut très fatigante pour tous les 3. Un nouveau lieu, l'angoisse de la nuit, la peur de ne pas savoir faire, de ne pas arriver à te comprendre. La deuxième nuit fut bien meilleure car à l'écoute de notre instinct naissant de parents et parce que chaque jour nous te connaissons mieux.

Bienvenue chez toi petit homme.

Papa Citron.




17 novembre 2013

Les bonnes fées

L'impatience est à son comble. Je suis partagé entre l'incrédulité de l'arrivée proche de mon petit garçon d'ici quelques jours et l'envie pressante d'enfin faire sa connaissance après 9 mois d'attente. Mais je ne suis pas le seul à être impatient. Sa maman bien sur mais aussi la famille proche et les amis qui "trépignent". Je ne compte plus les SMS, mails, les petits coup de fil, les petits échanges sur les messageries instantanées pour me demander : Alors il est là ? Il arrive ? Comment tu te sens ? Tu nous préviens ! J'ai même la surprise de voir que certains contacts "virtuels" (FB, Instagram) d'ici ou d'ailleurs sont également très impatients.
Alors tout ça me fait chaud au coeur de constater que ce petit bonhomme est très attendu et reçoit déjà beaucoup d'amour ; je le lis dans leurs yeux, dans leur voix. Je me dis que mon petit garçon aura bien de la chance car en plus de ses 2 parents qui l'attendent impatiemment depuis des mois (des années ?)  il aura autour de lui de gentilles fées (filles ou garçons, je ne trouve pas d'équivalent pour les garçons) qui veilleront sur lui et lui donneront toute la tendresse dont un enfant a besoin.
A très bientôt mon petit homme.

Ton papa qui t'aime.




15 novembre 2013

Le tiroir


Je sais, ça fait un moment que Citronnelle est muette ici. Mais en ce moment, elle promène petit Citron bien au chaud dans la ville. Et elle s'active un peu dans tous les sens comme si quelque choses allait arriver dans quelques jours... Comme on peut écrire une liste de provisions à acheter, Citronnelle a rempli sa liste de trucs à réaliser avant l'arrivée de petit Citron. Et dessus, il y avait : "cuisine". Détrompez vous, il ne s'agissait pas de  faire de la cuisine, mais de monter une cuisine. Ou plutôt de prospecter à la recherche d'un menuisier qui voudrait bien livrer puis poser les meubles de la cuisine qu'elle souhaitait avoir dans son nouveau nid.

Donc Citronnelle est retournée chez ses amis fidèles les suédois, a dessiné des plans, a établi des listes d'articles à prévoir du genre : amortisseur, plan de travail, caisson. Puis elle s'est affairée à chercher LE menuisier. Ses critères : un devis raisonnable, un camion pour livrer, une intervention rapide (bébé Citron arrive dans 10 jours). Et petit plus : Citronnelle n'est jamais insensible au physique des artisans. Résultat : elle a trouvé l'homme de la situation qui remplissait tous les critères, même le subsidiaire.

Donc mardi dernier, chez ses amis les suédois en bleu et jaune, les cartons furent choisis, installés sur le caddy puis le camion est arrivé. C'est lors du dernier check up sur le parking que l'erreur a été découverte : un intrus et un manquant. Trop tard pour remonter l'intrus dans le temple et l'échanger avec le manquant. Alors, le menuisier est parti et Citronnelle est remontée à la recherche du dernier carton. Il s'agissait d'un tiroir de 6 kg et de taille raisonnable pour qu'elle puisse s'imaginer le transporter dans un cabas bleu. Alors elle s'est présentée pour la deuxième fois de la matinée à la caisse prioritaire, en a fait rager quelques uns en leur demandant de passer devant, et est repartie, le tiroir sous le bras et le ventre en avant, vers le tram qui la ramena au centre ville.

Là-bas une autre occupation l'attendait : la dernière séance des "cours de préparation à l’accouchement" chez la sage femme. Citronnelle avait tout prévu ce jour là : elle avait même glisser son legging des grandes occasions dans son sac. Mais elle vous racontera ce grand moment plus tard.















11 novembre 2013

8 novembre 2013

Lire attentivement la notice.

Acquérir un siège auto sur le Bon Coin.
Avoir le sentiment d'avoir fait une affaire.
Lire la notice d'installation à priori simple.
Suer à grosses gouttes en tentant de l'installer, coincé entre les 2 rangées de sièges.
Jurer à plein poumons.
Maudire  cette notice  d'installation, définitivement trop minimaliste.
Entendre "clic" et pousser un soupir de contentement.
Verrouiller l'auto désormais prête pour le retour de la maternité.
Marcher avec fierté sur le parking de l'immeuble.
Avoir le sentiment d'entrer dans le club des papas responsables.
Croiser le voisin du dessus.
L'écouter me dire : "ça va bientôt brailler alors ? Félicitations à votre femme".
Ressentir soudainement une immense fatigue.


1 novembre 2013

Les valises


A force d'entendre que "ça peut arriver n'importe quand maintenant" j'ai fini par ressentir un léger trouble : ils ont peut être raison. Et même si bébé et moi avons conclu un pacte de liaison jusqu'au 26 novembre, je n'aurais pas aimé devoir faire une valise avec précipitation. Pas cette valise là. Alors, j'ai fini par m'y mettre, comme un devoir à rendre sans quoi l'esprit ne peut plus se concentrer sur autre chose. Et je me suis surprise à y trouver du plaisir, celui de plier les petits vêtements, celui de me dire que j'aurai toutes mes affaires préférées pour la maternité.

Mais bébé, même si les valises sont prêtes, souviens toi : on a passé un pacte !

28 octobre 2013

Le crochet et la future maman



Certaines futures mamans m'ont raconté s'être mise à faire du tricot, des faire part voire du crochet en attendant bébé. Pour ma part, pas grand chose de tout ça si ce n'est que le crochet : je n'en fais pas mais je le cherche. Depuis l'arrivée dans mon nouveau nid, une obsession d'un nouveau genre m'a rattrapée : celle de trouver LE crochet qui me permettrait de cacher tous ces hideux trous laissés dans le mur par les anciens occupants. L'accumulation de ces cratères me donnent en effet l'impression que le nid n'est pas près, que bébé ne s'y sentira pas bien, en gros et sans trop extrapoler : je ne suis pas prête à devenir une -vraie -Maman. Ma quête du crochet parfait a donc commencé rapidement. Il devait être simple, discret et surtout se fixer dans le mur via un seul trou : je n'allais quand même pas faire un deuxième orifice pour cacher le premier. Et oh ! surprise : le crochet simple est rare. Très rare. Plusieurs visites de grandes surfaces, de quincailleries, de magasins de bricolage ont été mises au programme de mes journées. Et je rentrais le cabas vide et l'esprit triste contempler à nouveau ces murs criblés en pensant que je n'allais pas y arriver. Bien sûr que le géant de l'aménagement domestique (celui à l'enseigne bleu et jaune qui en plus de vous donner une carte family alors que de famille vous n'avez que le gros ventre pour le moment, vous a fait découvrir une addiction au cinnamon rolls) en propose dans son catalogue. Mais pas dans ses rayons : la niche censée les contenir restait vide. Trois longues semaines à prétexter des tas de raisons futiles afin d'aller vérifier si le vide se remplissait là-bas, à l'autre bout de la ville...et de se fournir en cinnamon rolls au passage. Alors, comme Citronnelle n'est pas du genre à abandonner ni à concéder au "tu pourrais utiliser un crochet deux trous avec une seule vis" ; j'y ai cru très fort. Et j'ai aussi décidé de rechercher de jolies patères . Souhaitant également multiplier mes chances de succès en crochet j'ai lancé un avis de recherche dans mon cercle amical.  C'est ainsi que dans un premier temps, un oiseau a pris place dans la cuisine : nous en étions donc à trente trous moins un. Puis une amie est venue me rendre visite avec non pas un bouquet de fleur à la main mais un joli paquet de quatre crochets venant tout droit de chez les suédois. Et depuis ce jour là, je me dis que c'est petit à petit que l'oiseau fait son nid. Et que progressivement je deviens une Maman.

Citronnelle

Doux moments


22 octobre 2013

Rumeur

La semaine dernière au travail, des collègues qui savaient que j'allais être papa, m'ont posé cette drôle de question : "Et la garde ça va se passer comment ?"

Ne saisissant pas vraiment le sens de leur interrogation je réponds : "assistante maternelle ou crèche."

Elles acquiescent mais ma réponse ne semble pas les satisfaire. Elles réitèrent la question sans la reformuler, cela avec un sourire malicieux et bienveillant. Je sais immédiatement qu'elles ont deviné beaucoup de choses et qu'elles attendent confirmation.

En confiance je décide d'être honnête dans ma réponse et leur explique ce qu'est la coparentalité et le mode de garde que nous avons choisi pour l'avenir. 
Autrement dit j'ai officiellement fait mon coming-out au travail.

Le plus drôle fut les tentatives maladroites de leur part pour me dire que l'homosexualité, sans que le mot n'ait été prononcé, n'est pas un problème pour elles ("ma sœur elle est comme ça", "finalement c'est comme une famille normale" -sic-).

J'en retiens de très beaux sourires, quelques éclats de rire, et de sincères encouragements qui ont illuminé cette banale journée de travail.

Citron



20 octobre 2013

Work in progress

5 semaines avant la naissance de drôles de choses se passent en moi. Alors qu'il y a encore quelques temps, la perspective de "décorer" la chambre de bébé me paraissait un peu "futile"et abstraite, me voici depuis 8 jours pris d'une frénésie déco. Les papas couvent comme ils peuvent, non ?

Voici les dernière acquisitions (aujourd'hui je fais de la pub) :

- Tout d'abord cette "so adorable" guirlande lumineuse en papier fabriquée à la main par les très talentueux Colocataires (http://lescolocataires.blogspot.fr/).

- Et ce bahut IKEA de la collection capsule Trendig 2013. Une petite armoire métallique japonisante à laquelle je n'ai pu résister. Peut-être suis je tombé dans le panneau de l'argument commercial "édition limitée" mais tant pis je suis trop fier de cette trouvaille !

Citron

14 octobre 2013

Séance essayage

Citron, peut être un peu jaloux du ventre de Citronnelle qui ne cesse de ressembler à un ballon, a commencé les entraînements de portage pour être fin prêt dans quelques semaines. 
Mais pour le moment, je garde bébé bien au chaud à l'intérieur.    Tellement envie de vivre ces six semaines ensemble.

Citronnelle

12 octobre 2013

Pause café

Papa et maman font quelques emplettes avant ton arrivée mais ils savent aussi prendre du temps pour eux. 

22 septembre 2013

Changement de nid


 
On y est : les cartons sont terminés, les lampes débranchées et la plante empaquetée. Depuis déjà plus de deux mois je m'affaire à préparer ce déménagement qui me fera quitter cet appartement pour un plus grand. Ça n'a pas été évident tout de suite pour moi, qu'ici nous serions à l'étroit quand tu arriveras. 
Et puis au début du mois de juillet l'envie de te construire un nid plus douillet est devenue une priorité. Même si j'aime beaucoup ce quartier du centre ville où tout est à proximité, je ne m'imaginais plus pouvoir être heureuse dans un appartement de fille seule, acheté il y a six ans quand je n'osais pas encore rêver  que ma vie pourrait être bouleversée. 

Mais depuis que je nous ai trouvé ce nouveau nid, je me sens tellement mieux. Et puis habiter tout à côté de Papa Citron, c'est vraiment une chance. Tu auras deux adresses mais un seul quartier. 

Alors demain matin, je quitterai pour de bon cet endroit liés aux souvenirs de ces six dernières années. Et puis j'irai poser mes valises dans cet appartement plus grand où ta chambre est déjà peinte en vert printemps. Un nouveau nid pour une nouvelle vie. 





Félicitations

Au travail la rumeur que je vais devenir papa a circulé bien comme il faut durant ces 2 semaines d'absence. 
Les "félicitations" pleuvent. Je suis à chaque fois troublé : félicitations pour quoi ? En effet bébé n'est pas encore là. Félicitations d'y être parvenu (il sait faire) ? Félicitations d'avoir une vie comme les gens "normaux" (ça rassure) ?
 Il y a sans doute un peu de tout ça et je m'en amuse intérieurement. Ce que je retiens en tous les cas c'est le sourire ému dans les yeux des gens et ça m'aide un peu a pressentir ce qui va se passer dans 2 mois. 

12 septembre 2013

Nourriture pour l'esprit




Parce qu'en vacances on a aussi un peu les yeux plus gros que le ventre. Surtout prévoir de quoi répondre à une fringale du cerveau qui pourrait se mettre à réfléchir un peu trop. Alors ça donne une tonne de livres à transporter mais la voiture de Papa Citron n'a peur de rien. Et ça donne aussi des petits déjeuners avec les revues de décoration : promis, à la rentrée on refait tout. Et à l'heure du coucher, s'endormir à San Fransisco  donne aux chambres d'hôtel d'ici, une petite touche d'auberge de jeunesse américaine. 

Citronnelle 

11 septembre 2013

Tas de sable

Repérage d'un immense tas de sable pour faire des châteaux. Possibilité de donner l'adresse sur demande.

6 septembre 2013

En vacances



Oui ! On se caresse le ventre à tout bout le champs. Et Papa Citron s'est même fait prendre par surprise.  Ce serait bien dommage de bouder ce plaisir simple. 

5 septembre 2013

Comment tu t'appelles ?

Aujourd'hui Mamy, Papy et taty Citron ont malicieusement deviné ton prénom, ton papa ne sachant pas mentir (d'ailleurs ce n'est pas beau de mentir, n'est ce pas ?).
Nous avons alors vu les sourires émus se dessiner sur les visages. Ainsi ils ont davantage pris conscience de ton existence et ont pu ainsi commencer à te parler et jouer avec toi en posant leur main sur le ventre de ta maman. 
Ça y est tu es là parmi nous.

Papa Citron 

3 septembre 2013

Phobies nocturnes

Ça m'a pris par surprise vers 2 h du matin. Rien ne m'y préparait : bon dîner, belle soirée de vacances devant quelques épisodes de "fais pas ci, fais pas ça" (ou comment éviter la lecture de Laurence Pernoud tome 1 et 2 offerts par ma sœur, en les remplaçant par des séances feuilletonesques de préparation à la parentalité) et même une glace Carte d'Or incrustée de feuilleté chocolat noir entre deux épisodes. Tout allait donc - vraiment - bien. Et puis dans la nuit, la faim m'a réveillée. Un truc qui vous agite autant l'estomac que le cerveau. Les neurones semblant plus atteints par l'hypoglycémie que le tube digestif, ils se sont  mis à cogiter. Mais pas dans le bon sens.

Un cerveau qui fonctionne bien aurait mis toute la mécanique en branle afin de  me donner un peu d'énergie pour me lever, descendre l'escalier, ouvrir le frigo (qui, d'accord, n'est pas le mien en ce moment puisque cerveau, corps et bébé sont en vacances chez Papi et Mamie dans la maison d'enfance de Papa ; et ouvrir le frigo des autres à 2 h du matin demande une certaine dextérité - d'esprit - dont je ne dois pas être dotée) pour soulager ce creu douloureux.
Mais là non, le cerveau s'est mis à réfléchir. Mauvaise idée.

La peur d'être une mauvaise maman a croisé ma nuit et ne m'a pas quittée. Mauvaise mère avant de l'être vraiment, tel serait mon destin. C'est à ça que mes neurones ont joué pendant une heure. Horrible pensée mêlant la conviction de ne pas savoir faire ce qu'il faut pour que bébé grandisse bien jusqu'en novembre. Il faut dire que certains en ce moment doutent encore que le bébé soit vraiment à l'intérieur. "Il est né quand ?" m'a t-on en effet demandé l'autre jour. J'ai donc jeté toute les robes amples de mon placard pour désormais ne me balader qu'en tissu élastique tout en gardant soigneusement la main sur le ventre, genre "je suis en connexion permanente avec bébé" (comprendre donc : il est toujours dans mon ventre).

Et je sais que ce genre de pensée agaceraient celles à qui on dit de surveiller leur poids pendant 9 mois car l'aiguille de la balance flanche trop à droite.

Mais chez "le jour des glaçons", je suis chez moi, alors je raconte bien ce que je veux.

D'autant plus qu'il ne s'agit pas vraiment de balance mais de sentiment de ne pas y arriver. Un peu comme quand j'ai pris rendez-vous avec la sage femme pour ma première séance de préparation à la naissance (remboursée par la sécurité sociale : vu dans l'état où ça me met, j'ai presque envie d’alléger sa dette en déclinant la proposition) et qu'au bout du fil, la voix m'a fait penser à celle d'une professeur qui vous inscrirait au cours de soutien pour élèves en difficulté. Difficile de se convaincre à 2 h du matin qu'on saura bien faire, que bébé va bien, que je fais ce qu'il faut pour cela. Alors que quelques heures auparavant, quelqu'un vous a dit "venez en legging à la séance respiration". Serais-je à ce point perdue pour avoir besoin de quitter mes jolies petites robes, d'enfiler un legging spécial grossesse et d'inspirer / expirer en cadence avec quelques autres mères en devenir ? Cette pensée me donne l'impression que je n'y arriverai pas sans contrôle des autorités. Alors pour ce qui est de la taille de mon ventre et des fringales nocturnes, je les classe dans la même catégorie. Aurais-je mal fait quelque chose ? J'espère tant que l'instinct qui me guide en ce moment est celui d'une maman qui saura faire.

En tous les cas, l'instinct de 3 h du matin m'a donné l'idée de réveiller Papa Citron qui ne dormait pas loin pour lui en parler. Et ça s'est terminé par une bonne tartine confiture quelques minutes plus tard à l'étage du dessous. Mon cerveau bien rassuré a ainsi pu se rendormir jusqu'au petit matin.

Je n'ai jamais voulu devenir une maman seule. En ce moment, je comprends pourquoi de jour en jour.

Maman Citronnelle

Turbulences

Voilà plus de 10 jours que nous n'avons rien écrit comme paralysés par le trac ou plus exactement l'inconnu de ce qui nous attend. En effet il y a peu le seuil des 6 mois de grossesse a été franchi : le tic-tac avant la naissance se fait beaucoup plus bruyant. Paradoxe : plus la concrétisation de ce grand "projet" approche moins nous parvenons à imaginer la vie d'après. Nous expérimentons cette zone temporelle assez floue d'avant la naissance. Errer dans ces horribles magasins de puériculture, temples de la consommation, ne nous aide pas à y voir plus clair. Alors il faut attendre et laisser le temps faire son travail ; avoir confiance dans l'instinct qui nous a mené jusqu'ici et nous permettra je pense d'avancer vers la suite avec confiance.

Citron.

22 août 2013

Démenti

Un ami m'a rappelé l'autre jour le jeune homme que j'étais à 18 ans (c'est à dire il y a 16 ans, damned...).
Je venais de terminer mon secondaire, le bac en poche. C'était le dernier été avant la fac, le dernier été à la maison chez papa et maman. Ma petite sœur venait de fêter ses 3 ans et je regrettais déjà de la "laisser" alors que nous commencions juste à faire connaissance. Elle venait d'arriver dans la famille un an plus tôt, mes parents l'ayant adoptée.

J'étais un garçon très sérieux, concentré sur ses études, très peu intéressé par les histoires de filles et de garçons, à peine conscient de qui il était. Seuls la musique et les concerts me faisaient vibrer. J'y rencontrais d'ailleurs des gens différents de mes "camarades" de lycée : des gens libres, artistes dans l'âme, un peu fous.

C'est l'été de mes 18 ans, au contact de ces belles personnes, que je prenais conscience d'une chose : j'aimais les garçons.
Cette prise de conscience fut pour moi un véritable choc. Il ne s'agissait pas d'un soulagement, ni d'une libération mais au contraire d'un renoncement puisque mes premiers mots furent : "je ne pourrai pas avoir d'enfants."

En me remémorant cet épisode "douloureux", j'ai pris conscience d'une chose : j'étais mort ce jour là.

Heureusement la vie est plus forte (attention "happy end" en vue) et j'ai d'année en année recommencé à espérer et reconquérir l'idée de devenir parent au contact des amis qui le devenaient, des enfants des autres, d'amis homosexuels qui étaient devenus parents, etc ...

A 30 ans, je prenais la décision de me donner 10 ans pour construire une famille. En tous les cas "d'essayer" afin de ne jamais regretter de ne pas l'avoir fait.

Et un an plus tard je rencontrais Citronnelle.


21 août 2013

Temps arrêté


Depuis une semaine je ne vais plus travailler. Besoin de rester tranquille le matin, de m'allonger l'après-midi et de ne plus courir après le temps. Ça n'a pas forcément été facile d'aller expliquer au médecin que j'aimerais ralentir le rythme pour me sentir mieux. Mais Papa Citron m'a aidé à y voir plus clair parmi mes pensées qui s'emmêlaient. Et puis mon corps me surprend tous les jours lorsqu'il s'endort l'après midi, lorsqu'il me rappelle qu'il a besoin d'être au calme pour que tu restes bien au chaud mon bébé. Et je découvre le bonheur de ce temps arrêté. De ces minutes prises sur rien pour te caresser un pied ? un talon ? un tibia (oui, je t'imagine muni d'un gros tibia et ça fait rire ton Papa) une main ? Ces réveils du matin où tu viens me dire bonjour me donnent le sourire. Ces réveils d'après la sieste où tu joues déjà tout seul dans mon ventre sont des moments que je chéris . 

Avec Papa Citron, nous apprivoisons un nouveau temps : celui qui nous prépare à t'accueillir. Comme si les trois mois à venir seraient les nôtres, ceux que nous voulons déjà t'offrir. Des moments de calme tous les trois pour nous rassurer, pour apprendre à te connaître. Dehors c'est déjà l'agitation de la rentrée, des questions autour des préparatifs que nous devrions faire pour ta naissance, de la vie d'une fin de mois d'Août. Et puis la vie de cette fin de mois d'Août c'est aussi la peine des gens qu'on aime fort autour de nous. Et ce sont donc des moments particuliers où la famille prend tout son sens. La nôtre qui se construit venant renforcer celles dont nous sommes issus. 

Ce temps arrêté est donc un cadeau que je me fais, que je te fais, que je nous fais à tous les trois. Pour que notre famille naisse au rythme que nous avons choisi. Je vous aime mes deux Citrons chéris. 

Maman Citron

15 août 2013

Un quinze août

Non je ne vais pas parler de la Sainte Vierge (Marie) mais du 15 août 2012. Date particulière de notre histoire.
C'était il y a un an tout juste. Je sortais d'une petite rupture amoureuse, j'avais le coeur endolori mais il faisait beau, les gens étaient heureux après un été très pluvieux, il y avait un air d'insouciance, un air de "possible".
Toi : "Allons prendre un thé glacé fait-maison dans un de ces derniers lieux à la mode, c'est ouvert aujourd'hui."
Je t'ai suivi, nous nous sommes enfoncés dans ces canapés vintage défoncés face à la belle lumière dorée de cette fin d'après midi d'août.
Moi : "J'en ai marre. Il faut que je fasse quelque chose de ma vie. J'ai envie de partir à l'étranger. Je ne peux pas continuer et attendre ainsi que quelque chose se passe dans ma vie."
Et c'est là que tu t'es lancée, sans doute un peu paniquée par ce que je venais de dire : "Je dois savoir. Tu sais ton histoire de créer une famille avec une amie. Tu le ferais avec moi ?"

Moi : "Bien sur."

C'était évident, mais je n'avais pas osé te le demander avant de peur de t'effrayer ou d'abimer irrémédiablement notre amitié.
Et non, ce que j'avais pressenti de "possible" avec toi les mois précédant cette fin d'après midi n'était finalement pas qu'un rêve mais devenait réalité ou presque. Et c'est là que tout à commencé ...

1 an plus tard notre petit bonhomme est bien au chaud, là dans ton ventre rebondi.

Citron


Comme les autres ?



Je me demande encore si mon rêve est si différent de celui d'une autre femme dont le désir de créer une famille devient de plus en plus essentiel dans sa vie. Si notre famille sera comme les autres ou pas. Je ne me souviens pas avoir eu l'impression d'inventer une nouvelle forme de famille, ni de douter qu'elle soit légitime.

Pour moi, c'était la seule façon de pouvoir l'imaginer. Donc elle avait sa raison d'être, elle serait belle parce que rêvée. Elle serait belle parce qu'à l'image de ce que j'espérais. J'avais ce rêve, assez secret, de rencontrer le Papa de mes enfants loin des tumultes de mes relations amoureuses. De partager avec lui l'envie d'être entourée de nos enfants mais de ne pas vivre tous les deux ensemble. De laisser de la place pour d'autres envies. Et surtout que ma famille ne soit pas le résultat d'une équation complexe composée de ma vie amoureuse et de mon désir d'enfants. Trop compliqué pour moi, trop de variables à prendre en compte. Je sais que beaucoup y parviennent, je ne doute pas du tout que cela puisse fonctionner.

Tous ces bébés, toutes ces nouvelles familles autour de nous depuis quelques mois me le rappellent. Ils sont heureux, me transmettent leur bonheur et me donne très envie de créer la mienne. Mais ma façon de voir la vie, ma personnalité, mon histoire sont autant d'éléments qui peuvent sans doute expliquer pourquoi mon désir d'enfant n'était possible qu'avec un ami. Et ma vie amoureuse avec un amoureux. Finalement c'est assez simple. 


Plus tard, j'apprendrai qu'il y a même un mot pour le dire : la coparentalité. Pour moi, pas vraiment besoin de mot différent pour le dire parce que je ne sens pas que notre famille soit à ce point différente qu'elle doive se targuer d'un qualificatif. 

Plus tard, c'est quand je t'ai rencontré mon Citron. Quand tu m'as parlé de toi et de tes projets dans la vie. Quand tu m'as dit "sache que". Quand, bien avant ce 5 juillet 2012 on regardait d'autres familles dans la rue, on se parlait de la façon dont on voudrait vivre la nôtre. Sans oser dire que ça pourrait être la même. 

Avant notre rencontre, j'aurais pu en parler à mes amis gays. Mais pour deux d'entre eux, en couple, ces conversations que j'entamais sur l'envie de famille, n'ont jamais fait résonner un désir d'enfant. Ils y pensaient mais pas avec leur vie d'alors. Donc pas de place pour mon projet. Donc pas d'envie de leur demander.

Mais je continuais à me dire que ce serait possible. 

Et puis il y a eu le jour des thés glacés.

Citronelle

8 août 2013

Nos rendez-vous du matin.

Sentir sous ma main ton petit pied, ta petite main, quand le matin je viens te dire bonjour avant de me lever. Depuis une semaine tu ne rates aucun de nos rendez-vous. Je crois bien que te sentir là , tout proche, me donne tous les jours une petite pincée de poudre magique qui me transforme en Maman Citronnelle.

Notre premier rendez-vous, c'était le 23 juin. J'étais au cinéma pour le film "Les beaux jours". Avant même que n'apparaisse Fanny Ardant à l'écran, je t'ai senti sous main. Le bonheur de ces quelques premières secondes où presque rien ne nous séparait m'a émue jusqu'aux larmes.
Les larmes en ce moment, elles viennent sans prévenir : pour les petits bonheurs, les petits tracas, les petites fatigues, parfois même des petits riens. Mais ce jour là, il s'agissait de larmes des Grands jours. Tu étais bien là et nous allions pouvoir faire connaissance.

Depuis j'apprends à chercher où tu te caches. A sentir que parfois tu préfères venir te lover sous ma main sans bouger. Etre juste là, tranquillement. Quand Papa Citron pose sa grande main plus chaude, tu deviens parfois tout sage. Comme si tu voulais faire connaissance et ne plus la quitter. Mais le matin, que ce soit la main de Papa ou de Maman, tu as envie de jouer. Et nous aussi, on aime tellement ce rendez-vous du matin avec toi mon chéri.

Maman Citronnelle

3 août 2013

Papa ne t'oublie pas

Voici déjà une quarantaine d'heures que je suis coincé au travail et il me reste encore une quarantaine d'heures à faire. Je ressens déjà que tu me manques. Tu es encore dans le ventre de ta maman, bien au chaud. Elle me donne chaque soir de tes nouvelles (c'est à dire un compte rendu du nombre de galipettes que tu effectues dans la journée). Mais je compte les heures avant de pouvoir mettre la main sur le ventre de ta maman et jouer avec toi. En attendant je ne t'oublie pas mon petit bonhomme. Reste bien confortable dans ton hamac, de toute façon il fait beaucoup trop chaud pour travailler.

Papa Citron.

Le premier concert



"Waiting for a word from you, waiting for a sign or two"

C'est vrai que j'en ai sans doute eu besoin de ce signe, de ce "sache que". Ce signe qui m'a permis d'y croire, croire en l'intuition née depuis des mois. Presque depuis la première balade ensemble. 


Et c'est aussi face à Agnès Obel, un an et demi plus tôt, que nous nous sommes rencontrés. Loin de nos blouses blanches qui nous rapprochaient jusque là, mais laissaient à distance toute autre connivence. Un concert très touchant où tu étais venu avec ton amoureux d'alors. J'étais seule ce soir-là, comme à tous les concerts de la dernière saison de l'Olympic. Je me baladais en pensée, à cette époque, avec un amoureux secret. Un garçon qu'il a fallu laisser à sa vie car épris d'une autre. Il fallait faire avancer la mienne. 

En sortant de la salle, nous avons échangé quelques mots, de ceux qu'on trouve difficilement quand on voudrait décrire une émotion juste après un concert réussi. Ces mots sont alors rarement à la hauteur. Mais au retour, sur mon vélo, j'étais ravie de penser que ce soir-là, d'autres avaient été aussi touchés. Et la surprise de découvrir dans cette salle des petits bouts de la vie de quelqu'un que je n'avais fait alors que croiser. 

Citronnelle



Voices in the street, footsteps on the concrete
Guess I hear just every sound on the ground
From my window view, I know a color blue
that can bite so very hard, the day apart
Picture fresh as water clear
days have passed without you here
Street lights dancing on the dark across the park
Waiting for a word from you, waiting for a sign or two
Footseps on the city ground, you know the sound
Brother Sparrow, come tomorrow to my window
Brother Sparrow, come tomorrow to my window


1 août 2013

Sache que ...


5 juillet 2012
Un soir d'été, nous terminons la soirée dans un bar à la mode. Avachis sur des Fat Boys en forme de boudins géants, un film est projeté sur le mur au dessus de nous. Nous sirotons un dernier verre, nous regardons les beaux garçons qui passent devant nous. Nous parlons de nos amours, de la liberté, de nos envies, de nos rêves.
Ce soir je parle un peu plus de moi et de mon rêve fou de créer une famille.
L'esprit et le self control se laissent aller et je te dis : "sache que ..." 
Je n'en dis pas plus, affolé par le trouble que je sens avoir semé dans ton esprit. Peur d'avoir perdu une grande amie. Je m'arrête là , "Rentrons il est tard".
Quelques semaines plus tard, c'est toi qui parleras.

Citron


Papa va te raconter une petite histoire

Bien avant ton arrivée parmi nous, à une époque ou ta Maman et moi ne nous connaissions pas encore,  nous écoutions tous deux cette très belle chanson de Bon Iver. C’est vrai, c’est un peu mélancolique mais ta maman et moi aimions les chansons un peu tristes qui nous faisaient vibrer en attendant le jour ou nos vies prendraient un virage inattendu. Nous savions au fond de nous que nos vies allaient changer. Nous avions heureusement raison. 

Papa Citron
http://www.youtube.com/watch?v=TWcyIpul8OE

Dis Maman, c'était comment avant que je naisse ?

Un voyage aux Etats-Unis, entre Boston et New-York l'été dernier. Nous avons arpenté des villes, dormi dans des auberges de jeunesse, parlé de notre famille comme on imaginait la créer , chacun alors dans ses rêves. Il y eut aussi des siestes dans les parcs, un voyage de nuit pour rejoindre Philadelphia, des boutiques charmantes, une longue marche vers Cap Cod, des tas de rire et puis avec nous, déjà toi. Toi qui allait nous mener vers 2013, nous donner la force de rentrer en France pour vivre cette aventure.

Maman Citronnelle